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Prothésistes ongulaires : pourquoi de tels écarts de prix et quelles conséquences ?

Aller chez un prothésiste ongulaire peut coûter de 25 € à plus de 80 € pour une même prestation. Ces variations interpellent souvent les clientes : pourquoi un tel écart, et qu’est-ce que cela implique réellement ?

Des différences qui commencent dès la formation…

Le prix pratiqué par une PO reflète en partie son parcours.

  • Auto-apprentissage ou formation express : certaines se lancent rapidement, parfois avec des formations en ligne à bas coût. Leurs tarifs sont souvent plus attractifs, mais les compétences et la maîtrise des règles d’hygiène peuvent être limitées.
  • Diplômes et spécialisations : d’autres investissent dans un CAP Esthétique ou dans des formations longues et certifiées. Cette expertise se répercute naturellement sur les prix, car elle garantit une meilleure qualité et une sécurité renforcée pour la cliente.

La qualité des produits et du matériel

Un autre facteur clé réside dans les produits utilisés :

  • Produits low-cost : souvent importés sans normes claires, ils permettent de proposer des prix bas mais augmentent le risque d’allergies ou de décollement prématuré.
  • Produits professionnels certifiés : plus coûteux pour la PO, mais offrant une meilleure tenue, un rendu plus naturel et surtout le respect des normes européennes en matière de cosmétique.

La structure et le cadre de travail

  • À domicile ou en auto-entreprise : moins de charges, donc des prix plus accessibles.
  • En institut ou salon : les loyers, charges et assurances se répercutent sur la facture finale. Mais l’expérience client (hygiène stricte, matériel stérilisé, confort) est généralement plus aboutie.

Conséquences pour les clientes

Ces écarts ne sont pas anodins :

  • Des risques sanitaires : infections, mycoses ou réactions allergiques sont plus fréquentes quand les normes d’hygiène et la qualité des produits ne sont pas respectées.
  • Une durabilité variable : une pose réalisée avec du matériel bas de gamme peut tenir 1 à 2 semaines, contre 3 à 4 semaines pour un travail de qualité.
  • Un impact sur le marché : la course aux prix bas tire la profession vers le bas, dévalorisant les PO formées et sérieuses.

En conclusion

Choisir son prothésiste ongulaire ne devrait pas se limiter au prix affiché. Derrière une différence de quelques dizaines d’euros se cache souvent un écart majeur en termes de sécurité, de qualité et de longévité. Pour les clientes, l’enjeu est donc de trouver un équilibre entre budget et confiance, car, comme pour beaucoup de métiers de l’esthétique, le « pas cher » peut vite coûter beaucoup plus cher à long terme.

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